Jean-François Parot, le papa du célèbre policier, Nicolas Le Floch, nous a quittés...


L'éditeur Lattès a annoncé ce jeudi le décès du diplomate français et écrivain de romans policiers, à l'âge de 71 ans. En décembre, il avait dû annuler sa venue au salon des écrivains de La Baule pour des raisons de santé.

Commissaire de police au Châtelet sous les règnes de Louis XV et Louis XVI, Nicolas Le Floch est un redoutable mordu de travail. Son créateur, Jean-François Parot, avait la même fougue. «Homme de culture, de sensibilité et d'humanisme, il incarnait lui-même le panache et le courage de son héros, jusque dans la souffrance.» C'est par ces mots que l'éditeur Lattès a annoncé ce jeudi la disparition de l'auteur des aventures de l'enquêteur parisien à l'âge de 71 ans.

Né en 1946 à Paris, Jean-François Parot a baigné dans le cinéma depuis son plus jeune âge. Son grand-père a participé au montage du Napoléon d'Abel Gance et sa mère à celui, entre autres, des . Après des études d'histoire et d'ethnologie, il entre au Quai d'Orsay. Tout d'abord vice-consul à Kinshasa de 1974 à 1976, il a par la suite enchaîné les postes - Doha, Djibouti, Ho Chi Minh-Ville, Ouagadougou, Athènes, Tunis, pour devenir ambassadeur de France en Guinée-Bissau.

C'est en poste à Sofia, la capitale de la Bulgarie, qu'il imagine le personnage de Nicolas Le Floch à la fin des années 1990. Malgré ses 75 heures hebdomadaires de travail, il trouve le temps de s'adonner à sa passion: l'écriture. Le succès est immédiatement au rendez-vous à la sortie du premier opus en 2000: L'Énigme des Blancs-Manteaux . Très vite, le grand public va se familiariser avec ce jeune aristocrate d'origine bretonne, placé sous les ordres du lieutenant général de police de Louis XV, Antoine de Sartine, futur ministre de la Marine. En suivant son héros, le lecteur est plongé dans le Paris du XVIIIe siècle, celui décrit à l'époque par Restif de La Bretonne et Louis Sébastien Mercier.

Parmi les ingrédients qui font recette: une intrigue simple dénouée par une «happy end», une grande précision dans les détails historiques, une forme d'empathie qui se dégage des personnages, une langue souple et riche à la fois, où se mêlent les délices de la gastronomie (soupe à la jacobine«mauviettes» à la broche, crépines…), le point faible de Nicolas Le Floch, avec les vins fins qu'il aime faire partager. De quoi conquérir un vaste cercle de lecteurs, passionné d'intrigues et d'Histoire qui s'est étendu bien au-delà de la France.

La série de polars rencontre un grand succès à travers la France et le monde. Plus d'un million d'exemplaires se sont écoulés depuis 2001. En Russie et au Japon, Nicolas Le Floch est adulé. Le succès est tel que la chaîne France 2 a décidé d'adapter les ouvrages en série télévisée en 2008. Douze épisodes seront produits et diffusés jusqu'aux États-Unis. La série prend fin en 2017 à cause d'audiences trop faibles et d'un coût de production trop élevé selon les dires de la chaîne publique.

En novembre 2010, Jean-François Parot avait confié au Figaro littéraire, au moment de la publication de L'Honneur de Sartine: «Mes romans sont chronologiques, donc je ne traite jamais exactement la même période. Et puis les intrigues sont toujours différentes. Enfin, mon enthousiasme reste intact, or c'est essentiel de prendre plaisir à écrire si on veut que les lecteurs vous lisent à leur tour avec joie.» En ajoutant: «À mon éditeur, j'ai dès le début confié que je pensais écrire sept enquêtes de Nicolas Le Floch.» La suite, on la connaît.

Source : Le Figaro.fr

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