Karine Giebel, une auteure de polars aux pensées bien sombres...

Qui se douterait que cette allure sereine et ce sourire très doux abritent de si sombres pensées ? Nouvelle figure du rayon noir, Karine Giebel l’avoue elle-même : « Je n’écris pas pour des lecteurs qui cherchent un pur divertissement. »


Quoique… Avec ses chapitres très courts et ses rebondissements, son nouveau roman tient autant du thriller intense que du polar social à la française. Renouant avec l’atmosphère claustrophobe de « Meurtres pour rédemption », qui l’avait révélée en 2006, « Toutes blessent, la dernière tue » s’attache au destin d’une petite esclave moderne. Née au Maroc, elle est envoyée en France par son père, qui espère ainsi lui offrir un avenir meilleur.

Elle n’y trouve qu’un travail sans salaire et des violences quotidiennes. « Ce livre est né d’un thème qui me révolte, souligne Karine Giebel. Toutes les tortures que j’évoque sont basées sur des témoignages. Oui, en France, des petites filles de 8 ans, parfois 6, sont réduites en esclavage. » La main est parfois lourde sur le suspense et les sévices, m

ais c’est lorsque son héroïne s’enfuit que commence la vraie aventure, plus psycho logique que sociale : comment se libère-t-on quand on a grandi dans la soumission ? « Tama est sauvée par un homme, mais retombe dans une autre forme d’enfermement », explique l’auteure.

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